mercredi 29 novembre 2023


Bonjour l’esprit de Noël ! / Best. Christmas. Ever ! (2023)

Jeu de Claudine : Prenez un shooter de vodka à chaque fois que quelqu’un entre dans une maison dans le film et n’enlève pas ses bottes même s’il est supposé y avoir eu une tempête de neige dehors.

 

L’histoire : Charlotte, jouée par Heather Graham qui a pris un vilain coup de vieux depuis « Boogie Nights », et son mari Rob, joué par le baiseur de tarte aux pommes dans « Folies de graduation », sont un couple poche qui s’apprête à aller passer le réveillon dans la famille en compagnie de leurs deux enfants. Mais, destin forcé par une erreur de GPS, la famille se retrouve chez la meilleure amie de Charlotte, la chanteuse Brandy, qui les accueille à bras ouverts. Brandy, qui n’a qu’une seule expression faciale soit celle du visage à la peau étirée de quelqu’un qui met sa face trop proche d’un ventilateur ultra-puissant et qui porte 50 kilos de boucles d’oreille en or, semble avoir une vie parfaite avec son mari latino, professeur de karaté sans contact, sa fille dotée d’un super intellect et son fils Daniel, supposément absent parce qu’il est parti régler la famine en Afrique ou quelque chose du genre.

 

Charlotte est jalouse de Brandy parce qu’elle est l’ex de Rob et trouve ça bien étrange que cette dernière ait une vie aussi impeccable. Elle se met donc à farfouiller partout dans la maison à la recherche de preuves que le bonheur de Brandy soit artificiellement exagéré. Après une heure de niaisage dans toutes les pièces de la maison et même le balcon dehors, elle découvre enfin le terrible secret de Brandy. Daniel, le fameux fils parti sauver le monde, est en fait décédé récemment d’une maladie non spécifiée. Brandy avec deux coulisses de margarine fondue sur les joues en guise de larmes pardonne à Charlotte sa jalousie. Les deux amies se mettent en tête de finaliser le rêve du fils mort de Brandy, soit la construction d’une montgolfière qui fonctionne à l’énergie solaire la nuit quand il n'y a pas de soleil et qui est actionnée par des gants de Michael Jackson version mitaines de four. Leurs maris respectifs font sweet fuck-all pour les aider. Le film finit avec Brandy qui chante… Euh… Je veux dire qui soupire faiblement dans un micro une version vraiment à chier de « Santa Claus is comin’ to town ».

 

Le bon : Je ne savais pas que ça existait une Dodge Caravan électrique. Maintenant je sais.

 

La brute : Me semble que quand ta meilleure amie perd son enfant, t’es au courant, non? Ça existe le téléphone. Ça existe l’internet… Je sais que le réalisme n’est pas obligatoire dans ce genre de film, mais quand même… Bref, le scénario est vraiment nul. La réalisation est molle. Ce film n’est pas bon point final.

 

Le truand : Hey Hollywood… Y’a un paquet de super bonnes actrices dans vie. Pourquoi prendre une chanteuse pour faire des rôles. C’est gênant à quel point Brandy est mauvaise.

lundi 27 novembre 2023

12 cadeaux de Noël / 12 gifts of Christmas (2015)

Quand c’est rendu que mon algorithme de Netflix me dit lui-même que c’est ma dernière chance de voir un film de Noël car il s’en va de la programmation dans trois jours, j’assois mon cul dans le divan en mangeant un spag réchauffé au micro-onde et… Allelujah!

 

Anna est une fille paumée qui habite une ville où on n’attache pas son foulard l’hiver et peinture des peintures vraiment kétaines genre avec une grange dans un champs. Mais sa plus importante œuvre artistique est un Père Noël assis devant un sapin en lisant une liste de cadeaux. Wow! J’ai vu des plus beaux dessins sur des boîtes de biscuits. Pour vrai, Midjourney aurait fait beaucoup mieux, mais ça n’existait en 2015. Faque, voyant que ses tableaux ne se vendent pas et n’intéressent personne, duh, Anna décide d’aller manger ses émotions avec un cupcake dans une boulangerie. C’est là qu’elle fait fortuitement la rencontre de Mark, un concepteur de publicité à la gueule carrée et aux fesses serrées. Malgré le fait que son métier, il me semble, demande un certain sens de l’imagination, Mark n’est pas capable de choisir un gâteau d’anniversaire pour l’une de ses employées. C’est donc Anna qui l’aide à élucider judicieusement son conundrum culinaire. Bingo! La connexion se fait.

 

N’ayant aucun talent pour choisir des cadeaux et n’ayant pas le temps de profiter du temps des fêtes parce qu’il travaille tout le temps, Mark engage donc Anna pour magasiner à sa place et acheter pour sa famille et ses amis, vous l’aurez devinez… 12 cadeaux de Noël. De cette situation découle un paquet de rencontres entre Anna et Mark (ils passent la moitié du film à se donner des rendez-vous par cellulaire) dans lesquelles la jeune femme ingénue tente de faire renouer Mark avec l’esprit des fêtes, dont une séance à la patinoire, où le dude patine comme un pied alors que deux minutes avant, il venait de se vanter d’avoir jouer au Hockey dans sa jeunesse. Malgré tous les efforts d’Anna, Mark n’a cependant pas le cœur à la fête. Son plus gros client le menace de le crisser là s’il ne trouve pas sa campagne publicitaire de Noël parfaite.   

 

C’est alors que Mark commet un terrible crime. Il se sert de la peinture de Père Noël d’Anna pour sa campagne publicitaire, lui promettant beaucoup d’argent pour l’achat des droits sur l’image. Anna est en beau fusil. Des pleurs et des larmes. Quelle trahison! Ce n’est pas la richesse qu’elle désire, malgré que ça fait une heure et demie qu’elle se plaint que son art ne se vend pas et qu’elle habite le sous-sol chez sa sœur, mais bien l’amour avec un grand A. Mark finit par comprendre le message et l’embrasse à la fin. Boum.

 

Le bon : Le spaghetti réchauffé, c’est pas si pire. Mais il faut le bon ratio sauce versus pâtes. Pis ça prend beaucoup de sel.

 

La brute : Zéro charisme de personne dans le film. Tout le monde à l’air de s’ennuyer. Sauf peut-être les enfants qui sont capables de façon éloquente de démontrer leur joie de recevoir des cadeaux pendant le réveillon. Onomatopée de Piou Piou quand un des kids déballe un gun en plastique en cadeau.

 

Le truand : Hey, le gnochon! Quand c’est rendu le jour de Noël, ça veut probablement dire qu’il est un petit peu trop tard pour lancer ta campagne publicitaire de Noël, huh? Qu'est-ce t'en dis, mon grand?

 

samedi 25 novembre 2023


À la recherche de Chien Noël / The search for Santa Paws (2010)

Par un beau vendredi après-midi de grève scolaire et surtout pour marquer des points avec ma blonde, j’ai accepté de babysitter sa progéniture et de m’assoir devant Disney + pour commencer en avance mon visionnement annuel de films de Noël. J’ai naturellement, en excellent beau-père que je suis, laissé la fillette et son amie choisir le film. Les petites se sont laissées évidemment attendrir par le chien cute sur la pochette…

 

L’histoire du film : Dans son usine au Pôle Nord, le plus épeurant Père Noël que j’ai jamais vu, le visage boursouflé par l’abus d’alcool ou par une criminelle utilisation de Botox, chante une toune que les producteurs ne se sont même pas donné la peine de faire traduire en français. Pépé, comme il est nommé dans le film, est accompagné de ses lutins, la moitié incarnée par des acteurs nains enclins à de bien tristes facéties et l’autre moitié, comme dans une usine de Iphone, par une batch d’esclaves chinoises à qui on a oublié de dire de ne pas regarder dans la caméra. La chanson prend fin lors d’une cérémonie magique où Pépé transformera un jouet toutou en un chiot blanc bien vivant nommé Peluche. Jusqu’ici, juste du eye candy pour les toutes-petites. Pour une raison nébuleuse que je n’ai pas compris parce que je checkais des tiktoks de monde plus en forme que moi sur mon cell, Pépé embarque sur son traineau avec Peluche pour se rendre à New-York une semaine avant le réveillon.

 

Pendant ce temps, justement dans la Grande Pomme, un couple habillé en couleurs pastel hérite d’un magasin vendant juste des jouets plates sculptés en bois. Le dude, au visage chevalin, se plaint que la business ne fait pas de profits. La madame, qui ressemble à ce que la chicks de « The 100 » pourrait devenir si elle continue à ne pas faire attention à sa carrière, se plaint qu’elle ne peut pas avoir d’enfants. Comble du hasard, deux petites orphelines reluquent par la vitrine du magasin et se sauvent à l’orphelinat chanter une autre toune en se servant d’un débouche toilette comme d’un micro. Elles clament haut et fort leur tristesse de ne pas avoir de parents. Hey, on se demande vraiment où ça s’en va. 

 

Faque, Pépé stationne son traineau à Central Park et s’emploie à utiliser beaucoup de concours de circonstances pour de un, perdre la mémoire en se faisant vraiment pas cogner fort sur la tête par un taxi jaune. De deux, se faire voler son identité par un bien propre clochard habillé dans la section hipster de Urban Outfitters. Et de trois, perdre son chien aux yeux tristes qui est parti à la poursuite d’un véritable nain cynophobe dans le métro en pensant que c’était un lutin. Pépé, complètement amnésique, se fera ensuite engagé comme Père Noël de centre d’achat par le couple du magasin de jouets et obtiendra automatiquement un énorme succès auprès des enfants puisque, hey, hein… Dans le fond, il est le vrai de vrai Père Noël. Le dude du couple est content parce que le magasin fait enfin du cash asteure. Pis sa femme se demande encore où sont parties les orphelines.

 

Bref, Peluche le chiot se ramassera à l’orphelinat et sera pris en charge par les deux orphelines. Les deux petites filles qui connaissent le magasin guideront le cabot à son maître. Pépé retrouvera la mémoire grâce au sacrifice de son chien qui redeviendra un toutou inanimé. La madame est contente d’adopter les deux fillettes. Et le papa, criss de bon jack, redonne les profits du magasin aux enfants pauvres. À cause de la magie de Noël, Peluche reprend vie, mais dans sa version adulte comme un pokémon de niveau 2. Pis pendant ce temps, personne se demande pourquoi y’a un traineau avec huit rennes qui chient sur la pelouse, au milieu de Central Park. Et moi, j’ai réussi à voler une coup’ de boîtes de smarties dans le stash de bonbons d’Halloween des petites filles que je gardais. Tout est bien qui finit bien. Sauf, pour les mamans qui risque de se faire gosser par les tites filles pour se faire acheter un bébé chien asteure.

 

Le bon : Pour des petites filles, le film est parfait. Il fait exactement la job qu’il est sensé faire. 

 

La brute : Hey, le Père Noël fait dur en titi. Il est dégueulasse. Des yeux noirs renfoncés comme un démon. Un visage sans vie en plasticine. J’gage un brun qu’ils vont le re-caster pour la suite. Parce que oui, oui… C’est clair qu’il doit y avoir une suite.

 

Le truand : Sur le poster, il y a une batch de chiens qui viennent en aide aux orphelines et au chiot de Noël. Par contre, dans le film il y a un chien noir avec des dreads et une tuque de bob Marley qui parle avec un accent caricatural jamaïcain. Il est aussi important que tous les autres et est même le comic relief. Et pourtant… Oups. Pas sur le poster. Étrange.  

lundi 26 décembre 2022



Bach et Bottine (1986)

Salut feu André Melançon… Probablement que tu ne te rappellerais pas de moi. Tu es venu une coupe de fois dans ma classe quand j’étais en cinquième année du primaire à l’école Lajoie pour faire tes pré-castings. Dans ce temps-là, habiter à Outremont ne voulait pas nécessairement dire que l’on était riche, surtout dans le coin de l’avenue Van Horne proche de la track de chemin de fer. Bref, à l’école Lajoie et Querbes, les ti-culs parlaient un bon français pis c’est là que tu venais chercher ton monde pour les contes pour tous. Tes films et aussi les autres produits par Roch Demers ont marqué ma génération et ça faisait à peu près 35 ans que je n’avais pas vu « Bach et Bottine ». Je vais maintenant en faire la critique humoristique mais sache que c’est un excellent film, avec une solide réalisation et un pacing impeccable.

 

L’intrigue : Une fillette orpheline un peu beaucoup zoofolle se fait domper chez son oncle par sa grand-mère, visiblement trop jeune pour se ramasser à l’hospice. L’oncle, un homme souffrant de pré-calvitie et possédant des yeux tristes hantés par le célibat involontaire, est un obsédé du compositeur Bach. NON! Pas Sebastian Bach, le chanteur de Skid Row. Ça aurait été trop cool. Faque, l’oncle, un individu taciturne, jouant de l’orgue, l’instrument le moins sexy de tous les temps, voit son monde chavirer par l’arrivée de Mahée et de sa moufette dans son austère demeure du quartier genre Montcalm.

 

L’oncle, qui est un grand fan d’Orange Crush, tentera avec l’aide d’un Jack Robitaille au look pédo de trouver une famille d’accueil pour Mahée. Car voyez-vous, on passe le trois-quart du film à bien nous faire comprendre que ce dernier n’est pas à l’aise avec les enfants, ni Mahée ni le petit voisin d’en bas, Harry Marciano, qui était dans ma classe de sixième et qui semble aujourd’hui être le digne boss d’un bar à Tapas. Excellent choix Harry! Ce n’est vraiment pas une règle générale que les enfants vedettes des « Contes pour Tous » ont eu des carrières phénoménales par la suite.  Par contre, j’ai rencontré dernièrement mon kick d’enfance, la fille avec de la neige sur l’épaule dans la « Guerre des Tuques » pis elle est encore crissement chicks.

 

Bref, le film qui se passe autour des semaines de congés de Noël, se termine bien. Duh! L’oncle apprend à vivre avec l’excentricité de Mahée et de sa ménagerie. Il finit par lui trouver une famille d’accueil mais se rend rapidement compte que le départ de la gamine laisse un trou béant dans sa vie plate. Tout est bien qui finit bien alors que l’oncle décide finalement d’adopter Mahée et de commencer une relation charnelle avec une collègue de travail. Fin.

 

Le bon : Je l’avais vu enfant, à l’époque où je n’étais pas un cinéphile et donc n’avais pas apprécié le film à sa juste valeur. Aujourd’hui, je suis capable de dire que le film est très bon dans son genre. Il y a un paquet de scènes vraiment bien pensées avec des sous-textes intelligents. La psychologie des personnages est parfaite. L’enchaînement des scènes est maîtrisée. Bravo. Je ne l’avais pas vu comme ça quand j’étais kid. Mais aujourd’hui, alors que j’essaie moi-même de devenir réalisateur de films, j’en tire quelques leçons.

 

La brute : L’oncle n’est pas très charismatique. Oui je comprends qu’il doit être un personnage terne qui passe à côté de la vie mais il y aurait peut-être eu le moyen de le trouver plus le fun quand même voir sympathique. Mahée Paiement, par contre, livre une bonne et touchante performance.

 

Le truand : Fun fact. J’ai vraiment voulu que Mahée Paiement incarne un rôle dans mon film « Farador » mais elle a gentiment décliné. J’aurais vraiment aimé ça travailler avec elle mais j’avoue n'être pas mal qu'un gros nobody faque je ne peux pas ben ben lui en vouloir. Haha… 

vendredi 16 décembre 2022



Il croit au Père Noël / I believe in Santa (2022)

Je ne sais pas trop quoi écrire sur ce film… C’est mauvais. C’est très mauvais. Ma blonde s’est endormie sur le divan après douze minutes dix-sept secondes. Et moi, je fronçais beaucoup des sourcils en tentant d’extraire le précieux nectar d’un vieux Mr. Freeze abandonné dans le congélateur depuis des mois. Je ne me suis vraiment pas tapé que des chef d’œuvres jusqu’à date mais celui-là, en plus d’être poche, est très plate à raconter. Essayons…

 

L’intrigue. Lisa est une blogueuse pour un magazine en ligne en difficulté et trippe vraiment beaucoup sur la fête de l’Indépendance américaine. Elle est si obnubilée par les festivités de la fête foraine locale qu’elle en perd dans la foule son enfant, une fillette aux yeux hantés par le manque d’intérêt pour son propre rôle. Tandis que la mère s’éloigne, la pauvre môme perdue sera prise en charge par un quidam louche qui répond au nom de Tom de qui émane une franche aura scintillante de pédophilie. Lisa se rend finalement compte de la perte de sa progéniture et lorsqu’elle retrouve sa fille auprès de Tom, elle est prête à sauter à la gorge de ce dernier, pensant pas tout à fait à tort, qu’il s’agit justement d’un pédophile. Il en a l’air d’un. C’est un fait. On ne comprend pas trop pourquoi, mais l’homme et la femme finisse par sortir ensemble. Elle a dû avoir pitié de lui ou quelque chose du genre car il a zéro sex appeal.

 

Fast-forward de quelques mois. C’est le temps des fêtes. Lisa se rend compte, comme le titre laissait présager, que son chum est un gaga de Noël. Non seulement, il décore avec outrance son domicile (sûrement pour attirer les enfants) mais en plus, Tom croit encore au Père Noël. Lorsque Lisa demande des explications à Tom sur le pourquoi de sa si véhémente et étrange crédulité, il répond ce que tous les anti-vaxeux et les croyeux que la Terre est plate disent : « Je n’aime pas que la société me dise quoi croire et quoi ne pas croire ». Réponse brillante mais qui n’est pas celle qui convient à Lisa. Quand cette dernière demande des preuves réelles de l’existence du Père Noël, Tom, qui a réponse à tout, lui dit simplement que comme Jésus, il suffit d’y croire vraiment dans son cœur pour qu’il existe. Lisa décide donc de prendre la meilleure décision possible: Crisser là cet osti de fucké dans tête.

 

Mais comme c’est un film de Noël et qu’il faut que ça finisse bien car c’est l’acteur qui joue Tom qui est le scénariste. Lisa accepte donc la maladie mentale de Tom. Elle lui confie même sa fillette pour se faire pardonner. Tom passe vraiment plus de temps de qualité avec l’enfant qu’avec sa mère. Ouin, on va dire que ce n’est vraiment pas louche du tout. Oh que non…

 

Le bon : Ça me rappelle que j’ai une batch de beignes de Noël à faire pendant les vacances.

 

La brute : L’actrice qui joue Lisa et le laideron qui joue Tom sont mariés dans la vraie vie. Et pourtant… Il n’y a aucune chimie entre les deux. On dirait un couple de scientologues.

 

Le truand : C’est bien la première fois dans un film de Noël que je vois le début d’une histoire d’amour entre une femme et le weirdo qu’elle pensait être un agresseur. Me semble que comme premier contact, c’est un peu contre-intuitif. Bravo la romance. Comment vous êtes-vous rencontrer? Ha, je me souviendrai toujours de ce jour. Je pensais qu’il allait abuser de ma fille de huit ans…

mercredi 14 décembre 2022



Mariage sous la neige / Christmas Wedding Planner (2017)

C’est en buvant un pas très bon « maintenant je comprends pourquoi il était en spécial » moût de pomme au litchi, que ma blonde et moi ont essayé de tolérer un roman Harlequin en film. Une œuvre cinématographique en-dedans du commun avec ses acteurs de soap opéra et son scénario prévisible et bien assez hétéro-normatif pour faire mouiller les mégères qui boivent du Baby Duck ontarien dans leur bain. Dans cette utopie catholique, toutes les femmes ont le même fer à cheveux pour se faire des frisettes latérales et tous les hommes se font la barbe au clipper lame #3, juste assez long pour avoir l’air abstraitement de bad boys et juste assez court pour que ça demeure assez propre pour les belles-mamans. Dans ce fantasme insipide pour divorcées de Neuchatel dans la quarantaine, l’hiver n’est pas froid et les chaumières sont commanditées avec des décorations Arteq.

 

L’intrigue: Kelsey, une adepte du soliloque et aussi la seule brunette dans une famille de blondes, est une arrangeâtrice de mariage qui doit arrangeâtrer le mariage de sa cousine Emily, dulcinée de Todd. Jusqu’ici, ce n’est pas très complexe. On nous montre très bien les étapes de la préparation du mariage qui doit avoir lieu, pour aucune bonne raison, à Noël. Kelsey aide Emily à choisir sa robe. Elle doit gérer les demoiselles d’honneur. Pour la bouffe, elle fait affaire avec Marty, un ami cuisinier et mannequin de Sears à qui on a crissé une paire de lunettes pour tenter de lui donner un air intelligent comparable au processeur d’un Intel Pentium 66. Bref, tout va bien. Sauf que…

 

Connor (prononcé « connard » par la traduction française) arrive à la pré-cérémonie d’ouverture du mariage (je ne sais pas comment s’appelle la chose avec les présentations) avec son manteau plein d’une neige à la consistance du fromage en grains, qu’il secoue sur le tapis. Connor, un gros douchebag qui fait des push-ups avant chaque scène pour faire gonfler ses veines de biceps, est l’ex d’Emily et est perçu comme une menace pour le mariage. Ce sera donc le mandat de Kelsey de surveiller de près Connor pour l’empêcher de semer la pagaille. Mais attention! Connor est co-propriétaire d’un restaurant qui sert du homard au déjeuner et aussi, bien sûr, ni plus ni moins qu’un peu subtil détective privé. Kelsey apprend donc que l’arrivée de Connor n’est pas due au hasard. Ce fin limier restaurateur a pour mission d’enquêter subrepticement sur Todd pour s’assurer que ce dernier n’épouse pas Emily que pour son argent. 

 

Comme c’est basé sur un roman savon, vous devinez la suite. Kelsey va tomber amoureuse de Connor. Ensemble, ils vont découvrir que Todd a commis effectivement un faux-pas chez les riches bourgeois, c’est-à-dire, mettre enceinte une femme de ménage employée de la famille et garder ça hush hush. Emily va annuler son mariage avec son crotté de fiancé et ça va lui prendre à peu près vingt-deux secondes pour oublier son outrage et retrouver le sourire. Puisque Kelsey a su si bien organiser la cérémonie et louer l’église avec son curé, Connor en profite pour faire une économie et la demande aussitôt en mariage avant que la bouffe ne se perde. Kelsey accepte et se téléporte dans une robe de mariée sortie de nulle part. Kelsey et Connor s’embrassent sous le regard vide d’Emily, qui ça ne lui dérange pas une cristie de cenne de s’être fait hijacker son mariage. Fin.

 

Le bon : Ce film m’a permis de découvrir que ce n’est pas tous les produits de la cidrerie Michel Jodoin qui sont bons.

 

La brute : Pour faire paraître Connor encore plus musclé qu’il ne l’est déjà, le département costume l’a doté d’une garde-robe une taille trop petite pour lui. Il a tout le temps l’air pogné dans son linge. Déjà qu’il n’avait pas l’air vite vite à la base, criss qu’il a l’air innocent.

 

Le truand : Le pauvre « acteur », qui joue l’ami cuisinier de Kelsey, semble autant mystifié par la création d’un nœud avec un ruban de cadeau de Noël que si il avait été en présence du pendule de Foucault. Personne dans l’histoire du cinéma n’a aussi lamentablement taponné une boîte d’emballage.

mardi 13 décembre 2022



Rage de Sucre : Noël / Sugar Rush Christmas (2022)

Étant beau-père d’une fillette de huit ans, parfois il faut savoir faire des concessions. Dans ce cas-ci, s’effoirer dans l’divan et s’efforcer de trouver la paix intérieure pendant que la télévision tente d’assassiner notre santé mentale en nous balançant trop de stimuli agressants en même temps. J’ai lu quelque part que c’est l’émission qu’ils font écouter aux prisonniers d’Abu Ghraib sujets à la tortur… Ahem… Méthode d’interrogation renforcée. « Rage de Sucre » est une de ces nombreuses émissions-concours qui agissent en tant qu’agent de remplissage dans une programmation déjà enrichie d’un bon trois-quarts de tasse de médiocrité. Je n’ai écouté qu’un seul épisode. Je ne sais pas lequel ni de quelle saison. Mais un seul suffit je crois pour posséder une connaissance extensive sur le sujet.

 

L’intrigue : Pendant que Hunter l’animateur, un genre de métro-sexuel avec des oreilles écartées et un bâton dans le cul, commente ce que l’on voit déjà par nous-même dans la télévision, quatre duo de popatissiers et de big mamatissières s’affrontent inoffensivement dans un concours déterminant qui fait les meilleurs desserts sous le thème de Noël. Ils ont quelque chose comme trois heures (avec beaucoup d’ellipses de temps) pour accomplir chacun des défis culinaires lancés et à chaque fois, une équipe sera éliminée jusqu’à ce qu’il ne reste que les deux meilleures pour le combat final. Trois membres du jury supervisent et goûtent aux créations en se faisant aller la trappe avec des commentaires insipides souvent impliquant un traumatisme de jeunesse ou de la grossophobie. Il y a tout d’abord Candance, une pimbêche assez générique avec l’air suffisant de quelqu’un qui habite dans un voisinage clôturé qui ne laisse entrer les migrants mexicains que seulement s’ils sont engagés pour tondre le gazon. Il y a aussi Adriano Zumbo, affublé d’une tête de gland et qui regarde sa bouchée avant de la manger comme s’il s’assurait que le prépuce du pénis qu’il s’apprête à se mettre dans la bouche a bien été retiré. Le troisième juge est un quidam différent à chaque émission, plein de bonnes intentions dont la principale est d’aller encaisser son chèque de participation après avoir dit suffisamment de Miam Miam. L’émission finit avec de mauvais jeux de caméra pour essayer de créer du suspense alors que les participants terminent leurs gâteaux rouges et verts à la dernière seconde. Les juges s’empiffrent en gloussant des onomatopées. Et Hunter l’animateur, avec sa rangée de dents du haut composée uniquement d’incisives, annonce le duo de gagnants. 

 

Le bon : Les équipes sont composées de pâtissières et pâtissiers professionnels. Par conséquent, ce qu’ils cuisinent à l’air toujours vraiment bon. Aussi, le technicien qui fait la fausse neige qui tombe derrière le pupitre des juges fait une excellente job. Mieux que les autres engagés par les producteurs des films de Vanessa Hudgens.

 

La brute : L’espèce de narration faite par des Français en superposition sur les vraies voix en sourdines des participants renforcit l’impression que notre taux de neurones est en train de diminuer en même temps que les secondes sur le compte-à-rebours central du studio-cuisine.

 

Le truand.; Criss, les Français! C’est des bleuets ostie! Pas des myrtilles. Des bleuets, cibole!

jeudi 8 décembre 2022



Livré avant Noël / Jeszcze przed swietami (2022)

Avertissement : Ce petit film polonais est ben sympathique. C’est pas à se pitcher din’ murs mais ça fait la job. En fait ma critique va être gentille et brève. Film à voir avant si vous ne voulez pas de spoilers. 

 

L’intrigue : La veille de Noël, Marysia, mère monoparentale travaillant comme livreuse de colis avec une van genre UPS mais bloc de l'Est, se fait jouer un vilain tour par son patron hargneux qui mélange les adresses de livraison pour rendre la vie de cette dernière misérable. Ça fait que Marysia livre ses colis de la journée aux mauvais endroits créant ainsi des rencontres et changeant les providences de plusieurs clients recevant le cadeau Noël qui ne leur était pas destiné. Un de ces clients se trouve à être Krzysiek, qui non seulement est affublé d’un prénom impossible à prononcer, mais qui a perdu dans une des mauvaises livraisons, la bague de fiançailles nécessaire à la demande de mariage à sa blonde le soir-même.

 

Donc le gros du film se trouve à être les tribulations de Marysia et Krzysiek qui essaient ensemble d’aller récupérer les colis, les apporter finalement aux bons destinataires, et surtout mettre la main sur cette fameuse bague récalcitrante tout en provoquant du sexe gériatrique. Le couple improbable ne s’aime pas au début mais à force de coopération et de situations cocasses… blah blah blah… Ils tombent en amour. Ça tombe bien que Krzysiek s’entende bien avec le jeune fils de Marysia et aussi que sa blonde soit une conne pas capable d’accepter que son chum arrive en retard au souper de Noël alors qu’il fait des pieds et des mains pour pouvoir la marier.

 

Le bon : Un bon petit film Indie de Pologne. Ce qui est le fun des films à petit budget étrangers c’est que le monde dedans ont l’air plus authentiques à l’instar des comédies habituelles avec des starlets d’Hollywood. Les femmes ne sont pas des ultrababes botoxées et les dudes n’ont pas de six-packs. L’actrice principale a bien plus l’air d’avoir réellement livré des colis et rusher dans la vie que Reese Whiterspoon mettons.

 

La brute : C’est sympathique, mais vers la fin ça s’étire un peu alors qu’on revoit tous les personnages secondaires où ils sont rendus dans la vie. C’était correct mais pas super nécessaire.

 

Le truand. Oui, c’est un film de Noël. Donc même le méchant patron idiot a un arc narratif de rédemption alors qu’en fait c’était un homme triste qui avait besoin d’amour lui-aussi. C’est ben cute mais ça aussi ce n’était pas nécessaire.

lundi 5 décembre 2022



L’amour en vaut la chandelle  / Love Hard (2021)

Avertissement : Ce film est ben correct. Il est même vraiment sympathique par moment. Ce n’est pas à tout casser mais c’est une romcom l’fun comparée aux autres bouses que l’on retrouve sur Netflix. Donc si vous aviez l’intention de regarder ça, en couple de préférence, je vous conseille de ne pas lire tout de suite la critique pour ne pas avoir de spoilers. 

 

L’intrigue : Nina Dobrev est une chroniqueuse de Los Angeles qui s’amuse pour son travail à étaler au grand public ses rencontres avec des trous de cul sur Tinder, tout en se plaignant en même temps qu’elle ne réussit pas à trouver le grand amour. Donc un jour, elle a un match avec le beau Tag (oui c’est supposé être un nom qui existe), un homme parfait et commence une longue correspondance platonique avec le dude full sympathique qui habite à l’autre bout du pays. Le fait que Tag soit si complice avec Nina commence à être louche et cette dernière décide de façon spontanée de prendre l’avion et d’aller le surprendre chez lui pour Noël, quitte à découvrir que c’est un enfant de chienne en vrai et de s’en servir pour écrire une de ses chroniques foireuses.

 

Surprise! Lorsque Nina arrive chez Tag, elle découvre que la vraie identité de ce dernier est celle de Josh Lin, un petit Chinois qui habite dans le sous-sol chez ses parents et sa grand-mère, une vénérable doyenne qui parle beaucoup trop de pénis. Josh s’était créé un faux profil Tinder pour cruiser Nina qui est en beau fusil. Elle se sent trahit par Josh mais découvre que le véritable Tag habite pour vrai dans le village. Josh s’était simplement servi de vraies photos de Tag pour son match avec Nina. 

 

Faque, Nina et Josh décident de faire un pacte. Nina va rester le temps des fêtes dans la famille Lin en faisant semblant d’être la blonde de Josh et ainsi rendre ses parents heureux. De son côté, Josh va coacher Nina sur le comment séduire le vrai Tag, devenant ainsi un genre de Cyrano de Bergerac chinois. Mais comme si Cyrano tripait ben gros à créer des bougies de Noël qui sentent le dessoure de bras de mononc. Regardez le film, vous allez comprendre. Ce n’est pas pour rien qu’il y a le mot « chandelle » dans le titre. Donc, sous la tutelle de Josh, Nina va devoir faire un paquet de choses qu’elle n’aime pas pour que Tag s’amourache d’elle. Comme grimper un mur d’escalade en écoutant du Simple Minds, faire une ride de bobsled à Lake Placid ben frostée sur le cannabis et le plus terrible: manger de la viande dans un restaurant chic. Hey eurk… Un Châteaubriand.

 

Ça finit naturellement bien. Nina se rend compte que son amour pour Tag est artificiel. Qu’elle va finalement tomber en amour avec Josh Lin, malgré le fait qu’il ne soit pas à son goût physiquement. Que Noël c’est super. Que… Que… toute ça, là. Les deux tourtereaux s’embrassent pour la première fois devant toute la famille, ce qui n’est pas full romantique, mais bon.

 

Le bon : C’est beaucoup mieux réalisé que la plupart des films de Noël low budget sur Netflix. On sent qu’il y a un effort de mis sur la mise en scène et les jeux de caméra. Il y a même des shots qui sont vraiment belles. C’est produit par McG, donc. Aussi, les personnages secondaires, surtout les membres de la famille chinoise sont parfois drôles, voir même attendrissants par moment. Je m’attendais pas à grand-chose. J’ai été diverti.

 

La brute : Beaucoup de références a des films supérieurs comme Love Actually et Die Hard pour créer des situa… Ohhhhhhhhhhhhhhhhh Ça vient de poper dans ma tête. Je viens de catcher le titre en anglais…. Love Hard. Ohhhhhhhh. I see what you did.

 

Le truand : Yeah Right… Nina Dobrev qui a besoin de Tinder pour se pogner un dude. Comme si il n’y en avait pas plein dans le monde qui traineraient leurs gosses sur dix kilomètres de verre concassé juste pour l’entendre péter dans un Blackberry.

samedi 3 décembre 2022



Que souffle la romance  / Single all the way (2021)

Une comédie sentimentale gaie de Noël…

 

L’intrigue : Piteur (Peter) et Nicolasse (Nicholas) sont des meilleurs amis guè (gais) et colocs dans leur loft de Losse Angelaisse (Los Angeles). Piteur, un concepteur de pub avec des Pères Noël en bedaine, accorde beaucoup trop d’importance à des plantes vertes vraiment communes. Il va jusqu’à donner des noms de femmes à des géraniums et de l’aloès, trouvés dans le rack à l’entrée de chez Canac, en passant le premier cinq minutes du film à leur parler de choses complètement anodines en les arrosant. De son côté, Nicolasse, un afro-américain de type pub Gap, écrit des livres illustrés pour enfant dans lesquels il se met lui-même en vedette avec son chien blanc, mais pas celui d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Après s’être confessé d’avoir eu de nombreuses séances chez le psychologue à cause de ses infructueuses rencontres sur l’appli Graine D’heure (Grindr), Piteur annonce à Nicolasse qu’il a enfin trouvé l’amour à l’endroit de Tim (bien prononcé cette fois, comme dans Tim Hortons). Mais quand Tim arrive au party de bureau de Piteur, on sait tout de suite qu’il y a quelque chose qui cloche car ce dernier a vraiment l’air d’un hétéro. Effectivement, deux minutes plus tard on apprend que le salopard de Tim est marié avec enfants et qu’il se sert de Piteur comme d’une machine à fellations sur le side. Piteur est dans le pétrin car il avait vraiment envie de présenter Tim à sa famille et pour une fois, n’être pas le louzeure (looser) qui arrive tout seul au party de Noël. Piteur demande donc à son meilleur ami Nicolasse de prendre l’avion avec lui jusqu’au Niou Amecheure (New Hampshire) pour qu’il ait de la compagnie. Vous me suivez jusqu’ici?

 

Et là, ça devient un comédie romantique de Noël dans les normes. Toute la famille de Piteur est vraiment gossante. Des petites cousines de six ans, à ses sœurs, ses parents et sa tante, tous trouvent que Piteur et Nicolasse forment un beau couple et qu’ils ne devraient pas être juste des amis. Et ils le disent ouvertement de plein de façons différentes et lubriques dans toutes les scènes du film. Nicolasse est d’accord avec eux puisque, peu subtilement avec ses perpétuels yeux doux et son sourire « colgate », il nous démontre constamment son amour secret pour Piteur. Mais la forme élancée et souple de Nicolasse ne plait pas à Piteur, qui préfère draguer l’instructeur de ski local, un type baraqué aux pectoraux de cuivre, un guerrier plutôt qu’un voleur dans Donjon & Dragons. Impossible de savoir si Nicolasse est jaloux parce que son manque de talent d’acteur ne lui permet pas de laisser transparaître complètement cette émotion, à moins qu’il soit un génie qui la joue vraiment subtil.

 

Survient alors un montage dans lequel Piteur crisse de la crème fouettée dans la face de Nicolasse parce que c’est son gros trip kinky de le prendre en photo comme ça. Pendant ce temps, Piteur, qui a des tendances dendrophiles, aime prendre des poses en train d’embrasser des arbres. Mais c’est quand Nicolasse finit par lui souffler son haleine dans la face que Piteur réalise son amour réciproque pour son ami. Ils s’embrassent à la fin et tout est bien qui finit bien. Et toute la famille à l’air vraiment plus contente qu’eux.

 

Le bon : C’est cute comme comédie quoique vraiment kétaine. Comme je ne suis pas hétéronormatif, je trouve ça l’fun qu’il il ait de tout pour tout le monde. Même des comédies sentimentales de marde. 

 

La brute : Tout le monde dans le film est ultra stéréotypé. Tous les gais ont des voix douces et un peu efféminées (mais c’est dur à dire étant donné que l’accent français sonne toujours un peu comme ça). Ils sont toujours bien propres avec des vêtements de couleurs pastel. Ils sont hyper serviables avec zéro malice. Et, ils parlent souvent avec les bras semi-croisés et un doigt sur la joue. Les dudes hétéros sont plus rustres, mal rasés, yeux plissés, sourcils convexes, vêtements foncés. Du premier coup d’œil tu sais qui fait quoi et qui se met quoi dans la bouche.

 

Le truand : La traduction française est atroce. Je pense que quand je vais aller en enfer, le Diable va me parler en anglais avec un accent français. “ Haaa… Édouarde iou ave bine a bad boye. Iou vile beurne fore iteurniti ine ze faïeure ove èlle! ”